Il y a chez certaines personnes le souvenir d’un état parfait que la vie dans cette matière n’a jamais réussie à éliminer.
C’est notre cas, nous élèves de la RC.O.
A cause de ce souvenir, même au travers des situations agréables, nous avons expérimenté le manque, la séparation, le vide.
A travers de multiples chemins et expériences, nous avons découvert que, tant que nous resterons ce que nous sommes aujourd’hui, nous ne pourrons jamais réussir à combler cette nostalgie.
Vous êtes peut-être vous aussi en train d’approcher les mêmes conclusions
Nous avons un jour découvert l’école de la R.C.O.
Elle se présenta à nous comme une école des mystères dont, vous le savez peut-être, la mission est de reconduire tous les nostalgiques qui y aspirent, à cet état originel auquel ils ne participent plus.
A cet effet, elle attire continuellement notre attention sur des points qu’elle considère comme essentiels pour stimuler en nous l’aspiration à la Vie originelle de l’Âme :
1-Les hommes âmes de l’origine vivaient dans monde de L’Eternité, mais ils s’en sont séparés il y a des millénaires
2-Vous, les hommes d’aujourd’hui vivez dans un monde différent, dans un sous monde, dans une nature de la mort où vos âmes ne se sentent pas chez elles.
La seule solution pour guérir votre nostalgie, votre mélancolie, serait de quitter l’état de sous homme dans lequel vous soupirez pour retrouver l’état parfait, l’homme vrai dont vous rêvez.
Alors cessera d’exister la notion de séparation
Alors sera manifesté le véritable état de paix
Alors sera libéré l’amour divin unique
Dans cette école, il est évidemment continuellement question du processus qui permet à nos âmes de transformer leur conscience pour retourner à leur état originel.
Nous y trouvons, chose capitale, une atmosphère et un champ de force très particuliers grâce auxquels, si nous le souhaitons vraiment, nous trouvons la force de parcourir ce processus.
Bien des notions y sont abordées pour que nous puissions nous les approprier.
Par exemple. L’âme : qu’est ce que c’est ?
Il fût un temps où nos âmes vivaient uniquement dans ce monde de l’Esprit.
Elles étaient pour cette raison des âmes esprit. Elles se manifestaient comme des sphères lumineuses de pures vibrations, dans lesquelles rayonnaient une vie et une conscience en expansion continue.
On appelle ces sphères également des microcosmes.
Elles furent un jour appelées à expérimenter la matière mais ne devaient pas s’y lier.
Ceci est exprimé symboliquement par « aller dans le jardin des Dieux sans pour autant goutter à l’arbre de la connaissance du bien et du mal ».
Mais en s’en approchant, elles se laissent prendre et séduire par son domaine de vibrations plus lentes.
Elles commencent à goutter à l’arbre défendu.
C’est le drame de la chute des âmes qui commence.
Leur corps de lumière se cristallise.
Les âmes esprits s’atrophient. Leur conscience multiple devient une conscience fragmentée tridimensionnelle quand l’attraction du champ matériel les retenant toutes entières, elles se séparent totalement du monde de l’Esprit et seront finalement incorporées par la matière.
C’est alors tout un sous monde qui se développe mais en dehors du champ de l’Esprit, en dehors de l’Eternité, non prévu par Dieu originellement.
Nous parlons d’un monde de la chute et de la mort parce qu’en ayant quitté l’éternité, les âmes vont faire connaissance avec la mort.
Plus elles se lient à cette matière lourde, beaucoup moins rapide au plan vibratoire, plus elles perdent en capacité de conscience et moins on retrouve chez elles la sphère caractéristique qu’elles avaient dans le monde spirituel.
D’autres familles d’âmes participent également à cette descente vibratoire.
Mais elles vont aller beaucoup plus loin que nous dans leur liaison avec cette matière : c’est notamment la famille des âmes animales.
Pour nous expliquez nous disons que chaque animal aurait pu rester humain s’il n’en avait pas été écarté par une attraction trop forte, tout comme nous pourrions être des fils de Dieu si nous ne nous étions pas écartés du plan originel.
Tout ce sous-monde est séparé de la Source originelle.
Il est n’est plus éclairé par l’Esprit. C’est pour cela que nous parlons de ténèbres ou de matière inférieure.
Il est nourri par un autre esprit, « l’esprit des ténèbres » qui s’appelle le manque, la précarité, d’où dérive le mot péché.
Toutes les créatures de ce sous monde, nous compris, ont cette même signature : elles sont obligés de compenser, de manger pour vivre, mais aussi de se défendre pour ne pas être mangé.
Tout ce monde se reproduit, se multiplie, et avec lui un grouillement d’êtres régis par la peur de manquer et la lutte pour l’existence ; chez l’homme particulièrement du fait du souvenir de sa grandeur perdue.
En tant qu’élèves nous nous trouvons tous dans le Corps Vivant de l’Ecole Spirituelle. Ce Corps Vivant est une concentration de forces, non terrestres, qui s’est formée au milieu de ce monde. Elle a pu être réalisée par le travail des envoyés de la Fraternité en notre temps, mais aussi grâce à la réceptivité des élèves de l’Ecole Spirituelle. Aussi, chaque époque au cours de laquelle un travail libérateur gnostique fut accompli, a connu son propre Corps Vivant. Car une époque déterminée ne peut jamais hériter un tel Corps d’une époque précédente, mais doit construire par elle-même son propre Corps Vivant. Nous faisons mieux de dire : chaque groupe qui est appelé, au cours d’une certaine période, à la libération doit édifier son propre Corps Vivant.
Ce dont il s’agit dans tout travail gnostique, c’est : avoir part à l’essence de l’éternité, établir l’éternité dans le temps, ériger, dans le temps, une citadelle où les forces de l’éternité puissent se déverser sans perturbation au cours d’une certaine période et à partir de laquelle elles puissent œuvrer sans obstacles dans le temps.
A notre époque, ce travail de construction fut réalisé par nos dirigeants spirituels. Par leur incarnation volontaire en notre temps, en Europe, ils purent recevoir en premier les forces de l’éternité et, après les avoir transmutées, les déverser dans le temps. Ils oeuvraient ainsi en leurs élèves et par leurs élèves pour qu’ils ouvrent leur être afin de devenir toujours plus de purs miroirs du rayonnement de l’éternité, dans le temps.