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Le Bouddhisme Zen est très ancien et remonte à l'époque des débuts du chan introduit par Bodhidharma en Chine depuis l'Inde. Celui-ci évolua vers le Zen Rinzai qui fut introduit au japon par Eisai. Plus tard, Dogen importa en 1223 le Chan chinois que nous connaissons aujourd'hui en Occident sous le nom de Zen Soto.
Au VIème siècle apparut en Chine une forme de bouddhisme appelée le « Ch’an », qui signifie « la méditation » en chinois. Myoan Eisai l’introduisit au Japon. Ainsi, le terme « Ch’an » se transforma en « Zen », sa traduction japonaise. Rappelons qu’Eisan était un moine bouddhiste japonais sensé avoir apporter au Japon l’école de Rinzai, mais également le thé vert de Chine.

Son premier voyage, de courte durée en Chine, en 1168, lui servit à approfondir sa connaissance de la doctrine du Tendai et à éveiller son intérêt pour le Zen. En 1187, il y retourna une seconde fois, en tant que disciple de Xuan Huaichang. Pendant ce séjour, il fut initié à la pratique et à la doctrine de cette branche du zen. Aussii, en 1191, après sa certification en tant que maître de Zen, Eisai rapporta des graines de thé et l’enseignement du Zen au Japon. Immédiatement, il a fondé le temple de « Hoonji », le premier temple de Zen au Japon.

Il chercha ensuite à introduire l’école du Rinzai en gagnant la confiance de l’école du Tendai et de la cour impériale. Cette « nouvelle foi » Rinzai, branche de l’école chinoise de Linji, fondée par Linji Yixuan, fut confronté à de nombreuses oppositions des écoles traditionnelles du bouddhisme : Tendai, Shingon et Terre Pure.

Après quelques années de lutte pour l’intégration de l’école du Rinzai, il quitta Kyoto en 1199 pour tenter sa chance plus au nord-est du Japon, à Kamakura exactement. C’est à ce moment-là précisément, que le shogoun (chef suprême des samouraïs) et sa caste de guerrier des samouraïs firent bon accueil à ces enseignements. Cet appui des élites régnantes permit au bouddhisme Rinzai de se développer dans les arts culturels japonais tels que : la calligraphie, la littérature, la cérémonie de thé et les arts martiaux.

Pour la petite histoire : L’école Rinzai devint l’une des deux principales branches du bouddhisme zen japonais, l’autre étant le Soto. D’un côté, le Rinzai fut adopté par la caste des samouraïs, tandis que le Soto fut adopté par des disciples plus ordinaires, comme l’explique le dicton japonais "Rinzai pour le Shogun, Soto pour les paysans". De plus, « pour un Samouraï, la peur de mourir était naturellement un grand obstacle, aussi la pratique du zen Rinzai était une pratique nécessaire. L’école Rinzai a donc été étroitement liée aux arts martiaux traditionnels au Japon. Elle met aussi plus l’accent sur la littérature du Koan et sur les connaissances intellectuelles que le Soto ». C’est essentiellement pour ces raisons que le Rinzai attira plus les classes sociales élevées.

Les pratiques du Rinzai utilisèrent le koan de façon systématique. La pratique du koan a, selon le dictionnaire de la sagesse orientale : « pour première fonction, d’éviter à l’élève de retomber dans l’état de conscience ordinaire après une première expérience de l’Illumination. Elle l’aide ensuite à approfondir et élargir son expérience ».

Exemple de koan par Taikan Jyoji, représentant de l’école du Zen Rinzaï en Europe : « Souvent, on a tendance à penser que pratiquer la méditation, c’est accéder à des sphères suffisamment élevées pour être sûr de ne pas pouvoir les atteindre.
Pas du tout.
La réalité de la vie est dans le quotidien.
Et la méditation nous apprend à vivre ce quotidien.
Les koans zen sont des questions qui nous amènent à les expérimenter dans la vie de tous les jours.

Voici en exemple un koan bien connu en Occident :

C’est l’histoire d’un bonze qui vient voir un maître et qui lui pose la question :
" Qu’est-ce que le zen ? ".
Le maître est en train de manger.
Il invite le disciple à partager son repas.
Le disciple pensa qu’en mangeant, le maître allait peut-être répondre à sa question.
Mais le disciple voyant que le maître était absorbé dans son action de manger, n’osa pas l’interrompre.
A la fin du repas, voyant que le maître ne disait toujours rien, il repose la question :
" Maître, qu’est-ce que c’est que le zen ? ".
Le maître se tourne alors vers le disciple et lui dit :
" Tu as fini de manger ? ".
L’élève répond que oui.
Et le maître enchaîne en disant :
" Et bien maintenant lave ton bol ".
Il n’y a rien de vraiment très compliqué dans ce koan-là.
Il y a un enchaînement logique dans l’exécution des gestes du quotidien :
quand on a fini de manger, on lave sa vaisselle.
Beaucoup de koans réveillent la conscience pour un apprentissage du quotidien dans son aspect le plus pragmatique, afin d’aller à l’essentiel sans se noyer dans les détails.
Ce n’est pas tout !
L"école Rinzai est particulièrement associée à la cérémonie du thé japonais, appelée « Chanoyu ».
Comme nous l’avons vu précédemment, Eisai introduisit le thé vert en provenance de Chine. Une légende raconte que « le thé, léger stimulant, avait comme but de maintenir la vigilance des moines zen pendant la méditation. Elle attribue l’origine du thé en Chine à Bodhidharma, un missionnaire bouddhiste d’origine indienne, qui selon la légende coupa ses paupières pour rester éveillé pendant la méditation. Des plants de thé ont alors poussé, là où les paupières tombèrent ».


Le bouddhisme théravāda, en pāli theravāda (« doctrine des Anciens »), en sanskrit sthaviravāda, est la forme de bouddhisme dominante en Asie du Sud et du Sud-Est (Sri Lanka, Thaïlande, Cambodge, Myanmar, Laos, parties du Vietnam), parmi les Chinois d’Indonésie et de Malaisie ainsi que chez certaines ethnies du sud-ouest de la Chine. Son implantation en Occident est plus récente que celle des courants zen ou vajrayāna.
Le terme sthaviravāda apparait tôt dans l’histoire du bouddhisme. Il désigne un ensemble de traditionalistes opposés aux réformes proposées par un autre groupe de pratiquants nommé mahasanghika, « grande assemblée », probablement en raison du nombre élevé de ses membres. Il est difficile néanmoins de déterminer la date exacte à laquelle ils s’opposèrent, car selon les sources il peut s’agir du premier, deuxième ou troisième concile bouddhique, soit de quelques mois à trois cents ans après la mort du Bouddha. D’autre part, les sthaviravādin mentionnés dans l’histoire des conciles bouddhiques ne sont pas forcément les ancêtres directs des theravâdin actuels, même s’ils partagent une appellation similaire et ont en commun l’attachement à la tradition des origines.
De même, les dates données pour la rédaction du canon pali varient selon les traditions, les périodes proposées s’étendant du premier concile au premier siècle av. J.-C. Cette dernière hypothèse est en général retenue par les historiens modernes pour les premiers textes du Sutta Pitaka et du Vinaya Pitaka, l’Abhidhamma Pitaka étant sans doute plus tardif.
Ce qui semble certain, c’est que l'empereur Ashoka (273-232 av. J.-C.) contribua grandement à la diffusion du bouddhisme en général et du theravâda en particulier, puisque l’histoire de cette tradition commence avec l’implantation de la doctrine à Sri Lanka pendant et juste après son règne. Apparu vers le début de l’ère chrétienne, le mahâyâna se répandit lui aussi largement en Asie du Sud, mais s’effaça progressivement entre les VIIe et XIVe siècles suivant l’expansion de l’Islam et la « reconquête » du monde indien par l’hindouisme.
À partir du XIe siècle, Sri Lanka, terre theravâda, devint la source principale de l’influence bouddhiste en Asie du Sud. Les Môns également, installés principalement en Birmanie et dont l'archéologie révèle la présence ancienne dans certaines parties de Thaïlande et du Laos, ont pu jouer un rôle dans sa transmission car on sait qu'ils l'adoptèrent longtemps avant les autres, bien que la date exacte soit incertaine. L’empereur birman Anawrahta (1044–1077) introduisit officiellement le theravâda dans son pays, et de nombreux temples furent construits à Pagan entre le XIe et le XIIIe siècle. Le theravâda fut également introduit vers 1260 dans le royaume Thaï de Sukhothaï où il vit son influence grandir durant la période d’Ayutthaya (XIVe siècle-XVIIIe siècle). La doctrine des anciens continua sa progression vers le Laos et le Cambodge au XIIIe siècle. Plus récemment, on constate depuis le milieu du XXe siècle une résurgence du bouddhisme, dans laquelle le theravâda occupe une place importante, chez les Malais et Indonésiens d'origine La doctrine du theravâda explique comment accéder soi-même à la délivrance en devenant un arahant (personne délivrée parce qu'elle a suivi la voie enseignée par le Bouddha sans bénéficier de l'omniscience), un bodhisattva (personne qui cherche absolument à devenir un bouddha pour enseigner en pratiquant les vertus dites pāramita) ou un sambuddha (« bouddha parfait », personne qui, possédant une compréhension parfaite des enseignements du Bouddha, accède à l'éveil et peut enseigner).
Elle rejette catégoriquement l'idée d'un dieu créateur et tout puissant, ainsi que l'idée d'un salut obtenu par la seule dévotion et le culte des reliques. En effet d'après le canon pāli, le Bouddha aurait dit : « On est son propre refuge, qui d'autre pourrait être le refuge » (Dhammapada, XII, 4). Cela signifie qu'on ne peut attendre de personne l'obtention de l'illumination, il faut chercher en soi-même la vérité et pour atteindre ce but suivre le noble sentier octuple.
chinoise. Pour la doctrine des anciens, le meilleur moyen d'accéder au salut est d'adopter le mode de vie monastique, mais il demeure toutefois accessible à tous. Elle s'adresse donc principalement aux hommes et aux femmes qui renoncent à la vie laïque, elle ne divinise pas le Bouddha et ne croit pas en l'intercession au moyen de bodhisattva sauveurs.
le theravâda prône l'amour universel envers toutes les créatures. De plus, ses pratiquants estiment que devenir bodhisattva n'est possible qu'à de très rares personnes, il est donc plus efficace de viser la libération individuelle pour être en mesure d'aider les autres à en faire autant.
La Méditation theravâdin inclut deux pratiques : samatha bhavana et vipassana bhavana.
Samatha, le développement de la tranquillité, mène à l'atteinte des jhanas, de profonds niveaux de concentration. Elle vise également le développement de la bienveillance, de la compassion, du détachement. Ainsi, Metta est le développement d'un sentiment d'amour détaché envers chaque être. Anapanasati est la concentration basée sur la respiration. Anapasati est cependant parfois employée en vue de la pratique de vipassana.
Vipassana bhavana, la pratique formelle d'une introspection, est parfois décrite selon un ensemble de 18 contemplations, comme la contemplation de l'impermanence. Elle mène à la réalisation de l'état d'arahant.
La pratique de l'ordination est souvent pratiquée selon une philosophie différente de l'ordination religieuse occidentale. Elle peut être temporaire ; un homme peut devenir moine plusieurs fois dans sa vie ou la recevoir sans compter demeurer un bhikkhu sa vie durant.
C'est même une pratique socialement valorisée : les hommes accomplissent leur devoir en devenant moines pendant un temps, avant de revenir à la vie laïque, justement pour se marier.