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Dans l'antiquité existaient de nombreux cultes dits à « Mystères » tout autour de la Méditerranée. Il y avait, comme l'atteste le conte : « L'âne d'or » d'Apulée, ou les textes de Plutarque, lui même prêtre d'Apollon à Delphes, des initiations consacrées entre autres à Isis, ou à Osiris, à Cybèle, Orphée ou Héraclès, etc.
On y célèbrait aussi Dionysos (le deux fois né) à travers un ensemble de rites souvent spectaculaires ayant pour fonction d'imprégner la personnalité du futur initié et de la préparer au moment de l'initiation, ou à la révélation qu'il allait recevoir. Quelle était la nature de cette initiation et surtout de cette révélation ? On en sait aujourd'hui peu de choses, car le disciple était tenu à garder le secret, (et était censé ne pas parler même sous la torture). Cependant, quelques traits de l'initiation ont percé à travers les ouvrages des philosophes pré-socratiques comme Héraclite ou les mythes développés par Platon.
Autour de ces maîtres, dont la vie semblait être la mise en pratique de leurs idées, la jeunesse dorée de l'Antiquité se regroupait, en quête de connaissance. Puis, pour parfaire leur « chemin », il n'était pas rare qu'ils voyagent à travers le bassin méditerranéen passant d'une initiation à une autre, en quête de perfectionnement et d'épreuves. Cependant, si l'initation reste liée aux mythes qui façonnaient l'Antiquité, ceux-ci n'en construisent pas moins, encore aujourd'hui, notre personnalité.
L'initié vivait, par exemple, la mort d'Osiris et sa résurrection, la quête d'Isis, celle d'Orphée dans son corps et sa conscience. Ces phénomènes que la religion considère comme véritables étaient semblables dans les Écoles des Mystères à des stades de découverte intérieure et de transformations censées conduire le disciple ou l'élève de son état actuel à un état de conscience plus élevé.
Il existe différents modes d’initiation, mais l’initiation elle-même inaugure toute démarche ésotérique. On peut affirmer un premier principe : pas d’ésotérisme, sans initiation. L’initiation constitue donc le commencement du pèlerinage intérieur de celui qui sera appelé « initié », quelle que soit la nature de cette initiation, qui correspond d’ailleurs, en quelque sorte, à l’itinéraire futur de l’initié, à sa voie. Ainsi, l’amour peut-il être « l’occasion et le point de départ d’un développement spirituel », et il sera suivi d’une initiation qui conduira l’initié jusqu’à son Paradis terrestre, puis au Paradis céleste. C’est très précisément le cheminement d’un Dante – et d’un Novalis – et c’est ce qui fera écrire à René Guénon dans son Ésotérisme de Dante : « Le but réel de l’initiation, ce n’est pas seulement la restauration de l’« état édénique » qui n’est qu’une étape sur la route qui doit mener bien plus haut, puisque c’est au delà de cette étape que commence le « voyage céleste » ; ce but, c’est la conquête active des états « supra-humains ».
Quelles sont les conditions de l’initiation?

« 1 – la « qualification », constituée par certaines possibilités inhérentes à la nature propre de l’individu, et qui sont la materia prima sur laquelle le travail initiatique devra s’effectuer »

« 2 – la transmission, par le moyen d’un rattachement à une organisation traditionnelle, d’une influence spirituelle donnant à l’être l’« illumination » qui lui permettra d’ordonner et de développer ces possibilités qu’il porte en lui. »

« 3 – le travail intérieur par lequel (…) ce développement sera réalisé graduellement, faisant passer l’être, d’échelon en échelon, à travers les différents degrés de la hiérarchie initiatique, pour le conduire au final de la « Délivrance » ou à
l’«Identité Suprême».

La première condition de l’initiation consiste donc dans une certaine aptitude ou disposition naturelle. C’est de l’existence ou non de ces dispositions que dépend l’initiation. La seconde est le rattachement à une organisation traditionnelle régulière. Enfin, l’initiation consiste essentiellement dans la transmission d’une influence spirituelle, qui n’est effective que dans le cas d’une initiation régulière.
Dans le même ordre d’idée, il faut dire un mot de ceux qui se présentent comme des maîtres, des gurus, etc. Or, écrit Guénon, « quiconque se présente comme un instructeur spirituel sans se rattacher à une forme traditionnelle déterminée ou sans se conformer aux règles établies par celle-ci ne peut avoir véritablement la qualité qu’il s’attribue ; ce peut être, suivant les cas, un vulgaire imposteur ou un « illusionné », ignorant les conditions réelles de l’Initiation. »

Se détacher complétement de toute religion raciale et populaire et de toute religiosité naturelle est l'une des premières tâches...il ne doit pas se tourner spécialement vers l'orient ou l'occident, mais se tenir dans l'universel dans la parole divine absolue elle même.Alors, il lui sera accordé de découvrir les grands instructeurs mondiaux et de comprendre qu'ils sont "les mêmes hier et aujourd'hui", il ne faillira jamais au respect et à la reconnaissance pour tout instructeur mondial quel qu'il soit.
Si vous pouvez éprouver l'essence de l'instructeur vous vous savez pour toujours un universaliste et non un sectaire, car vous restez réceptif au courant de grâce qui entoure cette planète déchue...
Eux les grands en Esprit, n'était pas au service de l'homme dialectique mais ils vinrent (...) pour servir le royaume divin, comme réalisateurs de la Parole éternelle.

Jan van Rickenborgh
La grande révolution
Chap VII "Les mystères de Krishna"

Pour aller plus loin:
http://www.rose-croix-d-or.org

1 PYTHAGORE
2 PLATON (PLATON - PARMENIDE)
3 MAITRE ECKART
4 SOHRAVARDI
5 Jacob BOHME (Jakob BOHME)
6 L-C de SAINT MARTIN
8 RAMAKRISHNA
9 TAGORE
10 RAMANA MAHARSHI
11 AUROBINDO
12 BLAVATSKY
13 GURDJIEFF (Georges Gurdjieff)
14 R. STEINER (RUDOLPH STEINER)
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